PLOUF





Partis pour une bonne soirée ce samedi 3 aout 2013, Clément et Julie roucoulent, Thomas et Xavier les accompagnent.
C’est la Fête du Lac à Annecy !
Pour tous les quatre l’objectif est de trouver un bon spot pour profiter du feu d’artifice, avec une idée particulièrement originale qu’ils sont les seuls à avoir eue parmi les quelques dizaines de milliers de spectateurs présents : trouver un coin tranquille au bord de l’eau.
Direction : le Veyrier du Lac.
Un coin d’herbe, le lac, un ponton … Bingo, l'endroit idéal est trouvé !
Avec la douceur d’une soirée d’été, deux ou trois bières, la soirée est sympa et c’est un bon moment entre potes !
Une fois le bouquet final tiré, l’effervescence est immédiate.
C’est finalement incroyable le nombre de gens qui ont eu la même bonne idée et au même moment, pour se rendre au même bon endroit.

Donc, du côté de la foule c’est marée haute !
Quoi qu’il en soit, « y a pas l’feu au lac », et sans contraintes particulières il n’y a aucune raison valable pour se précipiter et aller s’enfermer dans les interminables bouchons au retour sur Annecy. Ils vont donc jouer les prolongations sur place, "…tranquille, dans l’herbe… !" comme l'a dit Clément avec l'acceng du midi

PLOUF !

Clément : « Ensuite, J’AI eu LA bonne idée ! Et si on se faisait un bain de minuit ! » Il ajoute un brin moqueur :
« c’est pas une des meilleures que j’ai eue jusqu’à présent. Et si j’avais su, je s’rais pas v’nu »

Un bateau est amarré au ponton, à côté deux personnes dont une en uniforme discutent. Soucieux de la sécurité, avec le risque de se faire heurter par la coque ou blesser par l’hélice, Clem’ est allé leur demander s’ils envisageaient de partir bientôt. Il lui est répondu que non, ce n’était pas pour tout de suite. Julie et Thomas sont déjà à l’eau, Clément s’apprête à les rejoindre.

Clément : «Deux pas d’élan sur le ponton, la tête qui tape le fond et crac, les vertèbres qui se brisent !»

La cinquième cervicale est pulvérisée ! Etonnant à première vue car bâti en mode athlétique, on ne peut pas considérer que la fragilité était la première impression qui pouvait traverser l’esprit quand on côtoyait Clément ! Il explique :

Clément :« il suffit du bon angle et de la bonne cinétique. C’est la faute à pas de chance … quoi ! »

Sonné mais conscient, il est au fond !

Clément : « j’ai un sentiment bizarre, pas non plus affolé.
J’essaye de bouger les jambes, et je me dis qu’il y a quelque chose qui a "merdé" dans mon plongeon.
Je ne comprends pas trop, et là je me dis c’est bon, maintenant je vais remonter … quoi ! … On verra les dégâts quand je serai en haut »
« Et là, tiens les jambes ça bouge pas ? Tiens, les bras non plus ? Et là je me rends compte progressivement que je suis paralysé. »

Plus moyen de bouger mais heureusement les réflexes du plongeur aguerri qu'il est sont toujours présents :

Clément : « Il y a une règle un peu particulière en plongée : si tu paniques t’es mort ! Si tu paniques pas, tu as peut être une chance de t’en sortir. Je n’avais aucun moyen de me retourner, de me redresser ou d’émerger de l’eau, et du coup il n’y avait plus qu’une chose à faire c’est attendre qu’ils viennent me chercher. »

En toute conscience, rapidement une évidence : la gravité de la situation :

Clément : « Je suis sous le choc, sous le choc spinal, tout est sidéré, et je n’ai pas de douleurs à ce moment-là. Je ne peux rien bouger à part un peu le cou et je me dis pour l’instant en tout cas, il faut appeler un chat, un chat, je suis tétraplégique ! J’ai retenu ma respiration jusqu’à ce que quelqu’un me retrouve»

Sauvetage : c’est Thomas qui réussit à lui mettre la main dessus. Ensuite, sortie de l’eau, et hissage sur le ponton :

Clément : « C’est bizarre, alors que j’étais allongé sur le ponton, j’avais la sensation d’être dans la position dans laquelle j’étais au moment où la moelle s’est brisée, avec les jambes à quatre-vingt dix degrés. »

Premiers secours :

Clément : « La personne en uniforme voulait à tout prix me mettre en PLS (position Latérale de Sécurité), et je l’ai un peu incendié car j’étais pas du tout d’accord qu’il me change de position car je voulais conserver l’axe « tête – cou – tronc ».
Lui devait croire que j’étais beurré, moi je savais que non !
Il a fini par me mettre en PLS ce qui ne servait à rien. Après, mal au cou, le froid, surtout le froid, plus que la douleur aux cervicales. Les minutes m’ont semblées longues, ce qui m’a laissé du temps pour me dire que c’était cher payé le plongeon ! »

Rien ne sera plus jamais comme avant !

Clément : «Cher payé !! Ça m’a tourné dans la tête pendant un mois en gros. En boucle pendant une semaine, ensuite moins, ça n’a plus eu la même importance. Et après je suis passé à autre chose ».


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